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La tour se situe sur un sommet rocheux dominant le village de Gruissan, à l’est du département de l’Aude, dans le sud de la France. Le site était à l’origine un « castrum » ou un château fort situé sur un rocher tabulaire et abrupt, entouré à l’origine par les eaux ou les lagunes, ce qui en faisait un emplacement stratégique pour la surveillance maritime et littorale. Aujourd’hui, la tour est le seul vestige significatif du château ancien. 

La Tour de Barberrousse

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Photo du village de Gruissan avec la Tour de Barberousse en Fond 

  • Architecture & aménagements

La tour est de plan circulaire, élevée, et construite en pierre : son architecture est caractéristique des tours-donjons médiévaux adaptés à la surveillance. Les vestiges montrent deux étages voûtés, un escalier en vis logé dans l’épaisseur du mur, et des embrasures de défense. Le château auquel elle appartenait comportait également une citerne importante (ex : 58 m³) et des fortifications adaptées au terrain (courtines, tours annexes).

  • Histoire/Origines

Dès le 11ᵉ siècle, la fortification est mentionnée à cet emplacement pour surveiller la côte, le port de Narbonne et protéger la population des incursions maritimes (sarrasines ou pirates).

En 1245–1247, sous l’autorité de l’archevêque de Narbonne Guillaume de Broa, la Tour de Barberousse permettait de renforcer les défenses du château. Le château dépendait de l’archevêque de Narbonne et avait un rôle stratégique sur le littoral narbonnais. Au 17ᵉ siècle, sous le règne de Louis XIII et sur l’ordre de son ministre Cardinal de Richelieu, de nombreux châteaux « potentiellement insurgés » furent démantelés, y compris celui de Gruissan.

Après le démantèlement, les pierres du château ont été réutilisées pour construire des maisons du village et d’autres édifices comme l’église de Gruissan. Le site est abandonné comme fortification. La tour et les ruines sont inscrites au titre des monuments historiques (arrêté du 14 avril 1948) en tant que « Ruines du château‐fort ».

  • Le nom « Barberousse »

Le nom populaire « Barberousse » est tardif et relève d'une légende.

Plusieurs explications sont avancées :

Une confusion avec le pirate ottoman Khizr Khayr ad‑Dîn Barbarossa (« Barbe Rousse »), qui n’a vraisemblablement jamais opéré à Gruissan. Une autre piste évoque le corsaire local Gaspard Dot, dit « Barberoussette » ou « Barberousse », actif dans le Golfe du Lion à la fin du XVIᵉ siècle, et dont la légende aurait imprégné le nom. Ainsi, l’appellation ne reflète pas une construction par l’un de ces personnages, mais s’est imposée par tradition populaire.

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